Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

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Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


La Biographie de : MOHAMED EL GHAFOUR

Publié par The Algerian Speaker sur 7 Avril 2011, 17:08pm

Catégories : #TAKAFA (Culture)

(né en 1930) - Brillant interprète de Hawzi.
Né le 5 mars l930 à Nédroma (Tlemcen). Etudes de français à l'école des garçons de la ville et, pendant les moments creux, il prend des leçons de Coran et de Fiqh à la mosquée chez cheikh Lefçih.
Bien que brillant élève, il dut quitter l'école pour aider son père, tisserand de son état.
En 1948, son oncle drabki commence à s'intéresser à sa voix.
Il rejoint l'un des nombreux orchestres de la ville, celui de Hadj Ghenim Naqqache ou il apprend la darbouka pendant trois mois, puis la mandoline durant deux ans.
Ensuite il rejoint un autre maître, Driss Rahal avec qui il reste jusque en 1953.
Le reste ce sont les cercles littéraires de la Mesria et Tarbiaâ qui le feront.
C'est là que le jeune Ghafour apprend à se maîtriser, à s'assumer.
Les années 55-62 constituent la période la plus creuse et la plus noire de son existence.
Après l'indépendance la reprise est dure.
Ce n'est qu'en 1966, lors du premier festival de la musique andalouse d'Alger, qu'il a consenti à reprendre. De 1966 à 1970, il se révèle au public algérien.
Il participe à tous les festivals de la musique andalouse.
En plus de Nédroma, Alger et Constantine vont constituer ses ports d'attache musicaux.
En 1969, son ensemble obtient le premier prix au Festival de la musique populaire d'Alger pour l'interprétation de Ya Welfi Mériem.
Hadj Ghafour demeure un cas original dans la mesure ou il n'a jamais enregistré ni disques (l'unique disque est sorti des presses de la défunte unité des Eucalyptus de l'ex -RTA), ni cassettes.
Sa modestie est exemplaire : J'ai chanté parce qu'un jour cheikh Ghenim l'a imposé... J'ai continué à le faire parce que cela me plaisait.
J'ai persisté parce que cela plaisait aux autres.
Maintenant je ne le fais plus parce que je suis malade, dit-il, en février 1986, à un journaliste d'El Moudjahid. Après sa décision d'arrêter de chanter en 1981 à cause d'un ulcère de l'estomac, cheikh Ghafour fréquente régulièrement les zaouïas de la région en se consacrant au mdih.
En vingt ans de carrière (de 1960 à 1980), Ghafour s'est produit plusieurs fois gratuitement pour l'amour du métier.
N'ayant jamais écrit de textes ni composé de musiques il puisait dans les richesses de Bensahla, Benachour, Si Driss Berrahal.
Il ne possède aucune de ses cassettes chez lui et "n'aimait plus écouter sa voix".
Père de huit enfants qui écoutent tous les genres de musique, le cheikh passe le plus clair du temps dans son atelier de confection.
C'est d'ailleurs en 1948, dans un autre atelier, de tissage celui-là, tenu par son oncle, qu'il fit la connaissance avec la musique.
Mais sa carrière artistique ne commence vraiment qu'en 1962.
Ne pouvant supporter le rythme infernal des soirées, il dut s'offrir une récréation de deux ans (1972 à 1974). Le hawzi ou le Malouf de Hadj Ghafour a un cachet particulier, propre à Nédroma.
Et c'est son frère cadet, Abderrazak, qui enregistra une cassette en 1991 aux éditions de Nédroma, pour perpétuer le genre pratiqué par la famille.

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